Les ombres de l'amour et de l'autre

 


Mes textes commencent souvent par des confessions, et je me trouve aujourd'hui dans l'obligation d'en faire une. Je suis de l'époque d'hier, de l'avenir non lointain, mais mon âme existe depuis bien des siècles, ce qui me permet de percevoir une multitude de choses et de comprendre des vérités profondes. Il est vrai que bientôt, j'atteindrai l'âge de la maturité, bien que mon esprit ait fait preuve de maturité depuis ma conception.


En ce qui concerne l'intelligence, je m'interroge : comment se fait-il que je me sente si démuni dans le domaine des mathématiques, alors que d'autres affirment que je suis intelligent ? Quant à la sagesse, bien que je ne sache guérir les malades, on me qualifie de sage. La peur est un sentiment que j'éprouve rarement, mais il est temps de parler des deux malheurs qui me rongent depuis toujours.


Le premier est l'amour de la femme. Je ne fais pas allusion à ma mère ni à ma grand-mère, car elles sont des anges. Je parle de la femme qui est le lieu où se logent les démons, celles qui ont perturbé mon âme et troublé mon esprit. Je me suis souvent perdu en cherchant à les retrouver, accablé par cette force qui vient d'en haut, cette énergie qui me dérange constamment. L'amour de la femme me ronge, m'attriste et me plonge dans la proximité des démons.


En évoquant les démons, je souhaite pour une fois adresser une supplication à Dieu. Grand Dieu, je vais commettre un acte que je pourrais considérer comme un crime ; je te prie de me pardonner. Je suis sur le point de tuer l'une de ces entités : l'amour ou la femme.


Mon âme est tranquille, mon cœur apaisé, mais mon esprit est troublé à l'idée du second malheur qui me ronge : l'amour d'autrui. L'autre est souvent perçu comme un mal, mais je suis conscient de sa nécessité. L'autre est ce « je » qui me dit ce que je dois faire, parfois même de ne pas prier mon Seigneur. Cet autre entrave mon épanouissement, me retient, mais paradoxalement, il ne veut pas que je meure. L'autre ne fait que freiner mon évolution.


Face à ce dilemme qui m'accable, une obligation se présente à moi : celle de choisir. Dois-je vivre amoureux de la femme, tout en restant proche de ceux qui me haïssent ? Ce choix est lourd de conséquences et appelle une introspection profonde. Peut-être que l'amour, qu'il soit pour une femme ou pour autrui, est une quête qui, bien que semée d'embûches, est essentielle à ma compréhension de moi-même et du monde qui m'entoure. Dans cette lutte entre passion et raison, je cherche un équilibre, une voie qui me permettra d'avancer sans être entravé par mes propres démons.


J'apprends à connaître Darley, de même que Providence apprend à me connaître. Je me cherche en moi, je suis à la fois la clé et la serrure, je suis le bien et le mal.


Darley PROVIDENCE Menschenfreund



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